Coucher, et nuit difficiles : Comment gérer ?
Votre enfant a de plus en plus de mal à aller au lit, il réclame votre présence, il se réveille souvent la nuit ? Ce sont des cris et des pleurs inconsolables ? Que faire dans ces cas-là ? Et comment lui apprendre à s’endormir seul ? On vous donne tous nos conseils pour y remédier.
8 conseils pour aider bébé à mieux dormir
1) Repérer les signaux de sommeil
Il est important d’observer votre enfant pour reconnaître ses signaux de fatigue, qui ne sont pas toujours évidents : bâillements, hyperactivité, légers mouvements des bras ou des jambes, se frotter les yeux, se toucher l’oreille, ou émettre de faibles cris. Lorsque vous repérez ces signaux, il est conseillé de coucher votre enfant rapidement. Cela favorise un endormissement plus facile et plus rapide. Si votre enfant se couche trop tard après les signaux, il risque de devenir plus fatigué, ce qui rendra l’endormissement plus difficile. Il est donc important de respecter ses signes de fatigue.
A savoir : une fois couché, les tout-petits s’endorment souvent en état d’agitation, et leurs pleurs à ce moment-là sont tout à fait normaux.
2) Identifier la cause de ses troubles du sommeil
Chaque bébé est différent, avec des besoins propres qui changent à mesure de son développement. Certains feront leur nuit plus tôt, d’autres auront besoin de plus de temps pour établir un rythme régulier. Et même lorsque tout va bien, les régressions temporaires du sommeil sont tout à fait normales. Consultez notre article « Pourquoi mon enfant ne dort plus ? » pour en savoir plus sur les différentes étapes d’évolution de votre enfant qui impacte son sommeil de la naissance jusqu’à ses 3 ans.
Il est important d’observer attentivement l’évolution de votre enfant afin d’identifier les causes de ses perturbations de sommeil.
- En cas de douleurs, ou de poussée dentaire, assurez-vous de le soulager et de le réconforter en attendant que cela passe.
- Si les troubles sont liés à une étape importante du développement moteur (comme commencer à marcher), encouragez-le à pratiquer ces nouvelles compétences lorsqu’il est éveillé, par exemple en faisant des promenades en extérieur, ou d’autres activités motrices.
- Lors de la phase d’angoisse, utilisez des jeux avec un objet pour montrer que, même s’il ne le voit pas, cet objet est toujours présent. Continuer à lui parler lorsque vous le laisser seul, pour qu’il comprenne que vous êtes présent même si vous n’êtes plus dans son champ de vision. N’hésitez pas à lui donner beaucoup de câlins et de réconfort.
- Limitez les changements autour de lui si son sommeil est perturbé.
3) Favoriser l’autonomie de bébé dès son plus jeune âge
Avant 6 mois, il est recommandé que bébé dorme dans la même chambre que ses parents pour limiter le risque de mort inattendue du nourrisson, et dans son propre lit (voir notre article : Cododo : bonne ou mauvaise idée ?).
Après 6 mois, il peut dormir dans sa propre chambre. Pour qu’il fasse ses nuits, il doit d’abord apprendre à s’endormir par lui-même. Il est donc préférable de le coucher encore éveillé, afin qu’il s’habitue à trouver seul le chemin du sommeil. Il est important qu’il s’approprie son lit et sa chambre, que ces lieux deviennent naturellement des espaces sécurisants pour lui. Si votre bébé s’endort chaque soir dans vos bras, il risque de redemander les bras pour se rendormir lorsqu’il se réveille la nuit.
Il est important de savoir que chez les bébés, il est tout à fait normal d’avoir des micro-réveils la nuit, entre différents cycles de sommeil. Lorsqu’il s’agite avant de dormir ou lorsqu’il se réveille pendant la nuit, évitez de directement sortir bébé du lit, de le bercer, de lui donner un biberon ou d’utiliser d’autres manipulations. Laissez-le sans intervenir pendant environ 5 minutes. Si bébé continue à pleurer, revenez doucement, sans le sortir du lit, et tentez de le calmer en lui parlant et le rassurant calmement. S’il continue à pleurer vous pouvez lui donner votre main ou le caresser, et repartir, il ne faut pas que cela dure des heures. Moins vous en ferez et moins vous aurez de risque de pérenniser ses réveils, quitte à le laisser un peu pleurer une fois qu’il vous a vu et qu’il a été consolé. Même s’il vous faut y revenir quelques minutes plus tard à nouveau, répétez la même stratégie et soyez patient-e. Plus tôt vous lui apprendrez à s’endormir seul durant cette période, plus il sera facile pour lui d’éviter des difficultés d’endormissement à l’avenir. Faites-vous confiance à vous et à votre bébé pour y arriver, 2 ingrédients clés : de la réassurance, et un peu de fermeté. Et dans tous les cas, C’est une mauvaise période qui va passer !
4) Veiller à un bon environnement de sommeil
Un lit inadapté, une chambre trop chaude ou trop froide, un air trop sec, un pyjama trop chaud ou trop serré, ou encore une gigoteuse inconfortable peuvent perturber le sommeil des bébés et des enfants. Couchez-le dans sa chambre, dans une atmosphère calme et obscure, sauf pour les siestes de jour. Sa chambre doit être à une température idéalement à 19°C.
5) Mettre en place un rituel du coucher serein et des horaires réguliers
Instaurer dès le début un rituel de coucher contribue à préparer votre bébé à faire la transition entre la phase d’éveil et celle du sommeil et renforce les signaux de sommeil. Il est important de maintenir des horaires réguliers pour les réveils, les repas et les siestes. Cela permet à votre enfant de se sentir en sécurité, car la routine lui offre des repères solides dans son environnement. Faites de ce rituel un moment privilégié avec votre enfant, en le conservant si possible aussi bien en semaine qu’en vacances ou le week-end. Mettre en place des rituels du coucher lui donne des points de repère, ce qui facilite des endormissements plus sereins et rassurants. Ce rituel doit être un moment agréable et serein, il ne faut pas transformer le coucher en une punition.
6) Favoriser les activités calmes avant le coucher
Ne pas le stimuler avant de dormir au risque de le surexciter ; privilégier les activités calmes comme la lecture par exemple, et limiter le temps d’écran, surtout le soir au moins 1 heure avant de dormir.
7) Dissocier sommeil et alimentation
Pour éviter que votre enfant prenne l’habitude de devoir manger pour s’endormir/ se rendormir, il est important de l’aider à dissocier ces moments. Le soir, veillez à lui faire prendre son dernier biberon/tétée de la journée en dehors de la chambre, en dehors du lit, idéalement 1 heure avant de dormir.
Durant la nuit, un bébé de plus de 6 mois en bonne santé n’a généralement plus besoin d’être alimenté. Lorsqu’il se réveille la nuit, cela ne signifie pas forcément qu’il a faim. Il peut avoir froid ou chaud, besoin d’un changement de couche, ou simplement vivre un changement de cycle de sommeil, ou besoin d’être rassuré par votre présence.
Aussi, ne lui proposer pas systématiquement un biberon lorsqu’il se réveille. Si c’est difficile, vous pouvez réduire progressivement la quantité de biberon nocturne : par exemple, diminuez de 20 ml en 20 ml en veillant à ce qu’il ait suffisamment de lait durant la journée.
Si vous l’allaitez, c’est différent. En effet, il y a des bébés allaités qui ont besoin de téter la nuit même au-delà de 6 mois, et le fait de donner le sein la nuit facilite l’endormissement de la maman après les tétées pour des raisons hormonales.
8) Demander de l’aide
Demandez de l’aide à votre partenaire ou à votre entourage si possible. Partager la nuit avec quelqu’un vous permet de répartir la fatigue, ce qui facilite la gestion du stress et améliore la qualité du sommeil pour tous.
Si les troubles du sommeil persistent, demandez conseil auprès de différents acteurs :
- À la PMI (Protection Maternelle et Infantile)
- À un professionnel spécialisé, comme un pédiatre, un spécialiste du sommeil ou une sage-femme
- À des associations telles que mpedia, Sommeilenfant.org, Maman Blues, qui peuvent offrir un accompagnement.
Conclusion
Rappelez-vous que de petits changements peuvent faire toute la différence pour des nuits plus calmes et reposantes pour toute la famille. Mais parfois, malgré tous vos efforts, votre enfant se réveillera encore durant la nuit. Il est essentiel de se rappeler que ces réveils sont normaux et fréquents à cet âge, et que cette phase est temporaire. Chaque parent fait de son mieux, parfois il faut simplement laisser le temps faire son œuvre, en s’armant de patience et de compréhension.
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